Atelier VII : Ciné-femmes (Zoom)

Atelier VII
Ciné-femmes

Geneviève Morel

jeudi 26 novembre 2020


Au début des années 70, Lacan avance ses fameuses formules de la sexuation (Encore, p. 73), dont on a retenu que la femme était « pas-toute », qu’il existait chez certains un « pousse-à-la femme », que l’homme était aliéné par une relation totalisante au phallus, que l’hystérique était « hommosexuelle », qu’il « n’existait pas de rapport sexuel », etc., avec tous les malentendus véhiculés par ces aphorismes provoquants.

Ces formules résultaient d’une longue élaboration puisqu’on peut en voir les prémisses dès les années 60 dans les « Propos directifs pour un Congrès sur la sexualité féminine » (Écrits, p. 725). Mais auraient-elles aussi capté quelque chose de l’air du temps ? celui de ces années post-1968 qui exhalaient un parfum de libération des femmes ?

En effet, il est certain — et cela a déchaîné bien des passions — que la théorie de la sexualité féminine chez Freud, si inventive soit-elle, doit substantiellement aux préjugés misogynes de son époque. Notons seulement « l’anatomie c’est le destin », ou la fameuse « envie du pénis » qui a prêté à tant d’acerbes commentaires. Si Lacan a critiqué et décisivement réinterprété les thèses freudiennes, échappe-t-il à son tour au même genre de constatation — d’avoir produit une théorie de la féminité influencée par l’ambiance des années 70 ?

L’atelier « Ciné-femmes » se propose d’aborder cette question à partir du commentaire de certains films des années 70, suivi d’une discussion avec les participants.

Il se déroulera sur Zoom, chacun (e) ayant préalablement visionné le film choisi, qui sera indiqué à l’avance aux inscrits, avec d’éventuelles références psychanalytiques.

Les jeudis à 20 h 45, les 22 octobre, 26 novembre, 17 décembre 2020, 28 janvier, 25 mars, 27 mai, 24 juin 2021.

Par visioconférence (Zoom).