Communiqué relatif aux attentats de Paris

Préambule

«O dieux ! Qui peut dire ‘Je suis au pire’ ? Je suis plus mal que jamais j’ai été. (…)  Et je peux aller encore plus mal ; ce n’est pas le pire aussi longtemps qu’on peut dire, ‘c’est le pire’ ». (« O gods ! Who is’t can say, I am at the worst ? I am worse than e’er I was (…) And worse I may be yet ; the worst is not / So long as we can say, ‘This is the worst’. (William Shakespeare, Le Roi Lear. Acte IV, Scène 1).

Nous étions en train de boucler ce N° 20 de Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse lorsque nous avons appris les attentats commis le soir du 13 novembre 2015. La France a donc subi une nouvelle attaque de tueurs au solde du groupe terroriste État Islamique – répétition en pire des attentats de janvier (cf. le préambule suivant). 129 morts, 352 blessés ! Personne ne sait où s’arrêtera cette série de massacres. Serfs de la mort, les assassins ont pointé leurs kalachnikovs contre une jeunesse parisienne dont ils haïssaient la joie de vivre. Les êtres qu’ils ont détruits ne sont pas remplaçables. Leurs proches ne les oublieront jamais. Le pays est endeuillé. Pour aider les victimes blessées et les survivants à dépasser leurs traumas, justice doit être rendue. Il faut poursuivre les agents encore vivants ainsi que les instigateurs du carnage, et neutraliser ceux qui ourdissent déjà d’autres actes encore plus atroces. Nous exprimons notre condoléance et notre solidarité aux proches des victimes et souhaitons un bon rétablissement aux blessés. Nous rendons hommages aux survivants et à tous ceux qui ont eu le courage et la force de sauver des vies.

La rédaction de Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse

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