Cycle "Grandes références" Henri Rey Flaud" un nouveau regard sur l'autisme

Conférences « Grandes références »

Savoirs et clinique invite cette année des psychanalystes de diverses orientations analytiques et des auteurs et chercheurs qui, dans leurs disciplines respectives, nous feront part de leurs réflexions. Ces rencontres publiques seront l’occasion d’un large débat.

Samedi 16 mai 2009, de 16 h 15 à 18 h, dans le cadre du séminaire théorique de Franz Kaltenbeck en collaboration avec ALEPH, CP-ALEPH et « L'enfant-objet »


Henri Rey-Flaud
—Un nouveau regard sur l’autisme

L’analyse des conduites quotidiennes des enfants autistes permet d’établir que ces petits sujets sont restés enlisés dans le registre primitif des sensations, contremarqué par des « empreintes » qui constituent le premier état du langage, jusqu’ici ignoré de la psychanalyse. Ce constat, qui restitue son sens à de nombreux phénomènes considérés pendant longtemps comme aberrants ou énigmatiques, ouvre de nouvelles perspectives sur l’avenir des patients concernés.
Henri Rey-Flaud enseigne la psychanalyse à l’Université de Montpellier. Il est notamment l’auteur de La vérité, entre psychanalyse et philosophie (Eres, 2007), Et Moïse créa les juifs (Aubier, 2006) et nous parlera de son dernier livre : L’enfant qui s’était arrêté au seuil du langage (Aubier, 2008).

Henri Rey Flaud nous a étonné. Loin de faire de l’autisme un déficit irréversible, cette affection offre, dit-il, la chance « d’un continent à découvrir pour la psychanalyse », une figure de la condition humaine à explorer, où la clinique vient se nouer avec un embryon de la théorie psychanalytique et mettre en échec la théorie analytique construite. Pour Henri Rey-Flaud, les paramètres de la théorie de Jacques Lacan ne correspondent pas à la clinique de l’enfant autiste qui vient balayer la trilogie psychose, névrose, perversion et mettre au jour les processus qui constituent la préhistoire de la psyché de l’homme. L’analyse des conduites quotidiennes des enfants autistes permet d’établir que ces petits sujets sont restés enlisés dans le registre primitif des sensations, contremarqué par des « empreintes » qui constituent le premier état du langage, jusqu’ici ignoré de la psychanalyse. Ce constat, qui restitue son sens à de nombreux phénomènes considérés pendant longtemps comme aberrants ou énigmatiques, ouvre de nouvelles perspectives sur l’avenir des patients concernés. Henri Rey Flaud invite à identifier le type de court-circuit qui, à un moment donné, a coupé l’enfant de la communication avec son entourage.


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