Revue Savoirs et clinique n°28


Masques et Mascarade

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Pendant la pandémie, n’avons-nous pas fait une expérience d’inquiétante étrangeté, à la vue de nos semblables tous uniformément masqués dans la rue ? Et la psychanalyse elle-même n’en a-t-elle pas été affectée : nouvelles expériences de séances le visage masqué, et, alternativement, visages démasqués en vidéo ou absents au bout du fil ?

Le masque est entré dans l’histoire de la psychanalyse, tout à son début, lorsque Freud a fait pour la première fois l’« analyse complète d’une hystérie ». Face à la paralysie d’Élisabeth von R., il s’est souvenu d’une phrase du Faust de Goethe - « ce petit masque-là fait augurer un sens caché ». Le désir se présente toujours ainsi, masqué par un symptôme. Son ambiguïté, celle du signifiant toujours équivoque, est pour Lacan « l’élément de masque du symptôme ».

En déchiffrant le symptôme, on va de masque en masque, de désir en désir. Cette course a-t-elle une fin ? Que trouve-t-on sous le masque si on s’obstine à vouloir l’enlever ? Le masque a-t-il un genre ?

Les collègues psychanalystes, psychiatres, psychologues, enseignants, artistes auteurs de ce numéro s’interrogent sur les diverses sortes de masques et de mascarades que nous rencontrons dans nos pratiques, dans la clinique, mais aussi dans les media (deep fake), les arts et les lettres.