érès - Vient de paraître : Savoirs et clinique n°27 - L'enfant-tyran

Couverture enfant tyran 27Revue Savoirs et clinique n°27

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Loin de se limiter à la sphère thérapeutique, l’ « enfant tyran » est aussi envisagé comme un phénomène de société qui fait largement parler de lui. Au-delà de ce qualificatif générique d’ « enfants tyrans », nombreuses sont les étiquettes apposées sur ces enfants, qu’ils soient rangés dans la catégorie des « hyperactifs » ou diagnostiqués comme souffrant d’un « TDHA » (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité), quand ils ne sont pas suspectés de traits de
« perversion » et même de « psychopathie ». La tentation est grande d’occulter la singularité de chacun de ces enfants, leur fragilité, ainsi que les causalités psychiques à l’œuvre dans ces comportements. Bien que l’ « enfant tyran » ne soit ni un concept ni même une catégorie de la psychanalyse, celle-ci est cependant susceptible d’apporter un point de vue pertinent et original sur ce phénomène. Ainsi les concepts freudiens de pulsion, de narcissisme et de passage à l’acte peuvent-ils être particulièrement pertinents pour éclairer ces comportements caractérisés par un débordement pulsionnel et des passages à l’acte permanents dans lesquels la parole de l’autre semble dénuée de tout effet. Dans sa « Note sur l’enfant », rédigée en 1969, Lacan souligne que chez l’enfant, « le symptôme peut représenter la vérité du couple familial ». Comment le symptôme de l’enfant tyran peut-il faire écho à ce qui fait symptôme dans la structure familiale ou dans le désir maternel 


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